LES CARNETS MORANA
Outils de transmission et de dépôt

Les carnets Morana ne sont pas des journaux.
Ils ne proposent ni méthode, ni programme, ni chemin à suivre.
Ce sont des outils de dépôt.
Ils existent pour accueillir ce qui ne trouve pas toujours sa place dans les formats ordinaires :
des fragments de mémoire,
des pensées non finalisées,
des récits sans narrateur,
des gestes transmis sans explication.
Chaque carnet est volontairement simple.
Cette simplicité n’est pas un manque, mais une condition.
Des carnets sans injonction
Les carnets Morana ne disent pas quoi écrire.
Ils n’indiquent pas quand.
Ils n’imposent ni rythme, ni objectif.
On peut y écrire régulièrement.
Ou les ouvrir une seule fois.
Ou les laisser intacts.
Ils ne demandent rien.
Ils laissent faire.
Une matière, un espace
Chaque carnet est conçu comme un espace disponible.
La mise en page est sobre.
Le graphisme est discret.
Le papier n’est pas là pour séduire, mais pour recevoir.
Rien n’est prévu pour guider la main.
Rien n’est prévu pour accélérer le geste.
Ce qui s’y dépose appartient entièrement à celui ou celle qui écrit :
ou à celui ou celle qui lira, un jour, peut-être.
Des usages ouverts, jamais prescrits
Un carnet Morana peut devenir :
-
un lieu de transmission familiale
-
un carnet de couple
-
une trace laissée à un enfant
-
un espace pour écrire à quelqu’un qui ne lira jamais
-
un lieu pour déposer ce qui ne sera pas partagé
Il peut aussi ne jamais devenir rien de tout cela.
Le carnet n’attend pas un usage.
Il attend une présence.
Une cohérence de collection
Les carnets Morana appartiennent à une même collection, mais chacun porte une adresse différente.
Certains sont pensés pour soi.
D’autres pour un lien.
D’autres pour l’après.
Ce qui les relie n’est pas le contenu, mais l’intention :
laisser une trace sans bruit.
Lien avec la porte des Mémoires sonores
Les carnets Morana sont nés dans le prolongement de la porte Mémoires sonores.
Ils ne définissent pas la mémoire.
Ils ne la capturent pas.
Ils offrent simplement un support juste pour qu’elle puisse apparaître —
ou rester en attente.
Ils sont des outils, pas une finalité.
Formats et diffusion
Les carnets Morana existent aujourd’hui sous forme éditoriale accessible.
Ce choix privilégie la simplicité, la disponibilité, et la durée.
Le format n’est pas l’essentiel.
Le geste l’est.
En guise de seuil
Un carnet Morana n’est jamais terminé.
Même lorsqu’il est plein.
Même lorsqu’il reste vide.
Il existe pour accompagner un temps,
un lien,
ou une absence.
Rien de plus.
Et c’est déjà beaucoup.


Quand la liste n’aide plus
Certains carnets Morana ne servent pas à se souvenir,mais à se délester.
Ils ne listent pas ce qu’il faut faire.Ils accueillent ce qui encombre.
Pensées répétitives, tâches floues, fragments mentaux,tout ce qui cherche à sortir sans avoir besoin d’être organisé.
Ce carnet n’aide pas à mieux gérer le quotidien.Il permet simplement de ne plus tout garder en tête.





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