
Les Ateliers Harmogénétique
Créer, écouter, ressentir.

Reconnecter l’âme au vivant par le son.
Les Ateliers Harmogénétiques naissent toujours d’un contexte précis.
Une salle, un groupe, un instant.
À chaque fois, la matière change, mais l’élan reste le même : créer un espace où le son devient un outil pour se construire, s’exprimer et se relier.
En mission locale, à l’hôpital, en médiathèque ou en milieu carcéral, les participants inventent. Ils enregistrent, composent, cherchent une voix, une idée, un rythme. Rien n’est théorique. Tout se construit dans l’action, dans l’écoute, dans les mains qui tentent quelque chose.
Ce qui apparaît ici, ce sont des réalisations. Pas des démonstrations.
Des traces de ce qui arrive quand on met un groupe autour d’un micro, d’une idée, d’un geste sonore, et qu’on leur laisse la place d’exister.
C’est simple, concret, humain. Et c’est suffisant.
Pédiatrie de l’Hôpital de Brive (octobre 2025)
Intervention pour l’association APICEMH, en binôme avec Amélie Fiala.
Cet atelier a réuni un petit groupe d’adolescents de la pédiatrie autour d’un projet sonore complet. Nous avons travaillé la voix, l’écoute et la présence au micro.
Exercices simples pour trouver le geste : respirer, poser une phrase, varier l’intention. Une fois prêts, ils ont enregistré plusieurs contes de La Fontaine.
Le travail s’est prolongé en création. Ambiances, bruitages, textures. Sur Ableton Live 11, ils ont assemblé un court interlude musical, choisi les couleurs sonores, puis découvert le montage et le mixage : nettoyage des prises, placements, volumes, transitions.
J’ai rassemblé le résultat dans une application HTML.
On y retrouve les enregistrements, les illustrations des contes, des photos de Jean de La Fontaine, et une courte biographie. C’est un objet simple, mais qui témoigne de ce que ces jeunes ont réussi à construire ensemble.


Fragments sonores: Atelier Harmogénétique en pédiatrie (Février 2026)
Dans le cadre des Ateliers Harmogénétiques, un cycle de création sonore a été mené en service de pédiatrie, en collaboration avec l’association APICEMH et avec l’accompagnement d’Amélie Fiala.
Cet atelier propose une exploration du son comme espace culturel et créatif. À partir de fragments de pensée issus du patrimoine philosophique et humaniste, les participantes ont découvert comment la voix, l’écoute et la musique peuvent devenir des outils d’attention, de structuration et de transmission.
Autour d’un dispositif de podcast collectif (micros, casques, enregistreur multipiste), les jeunes ont expérimenté la mise en voix de textes courts, le travail d’interprétation, puis la contextualisation des idées, comme dans une émission culturelle. Les séances ont ensuite évolué vers l’exploration musicale et l’habillage sonore, révélant l’influence de la musique sur la perception du sens.
L’atelier a également intégré des jeux d’interprétation et de doublage, favorisant l’engagement et la créativité, même lorsque l’énergie fluctuait. Cette diversité de pratiques a permis de découvrir concrètement plusieurs métiers liés au son : interprétation vocale, prise de son, réalisation radiophonique, composition et mise en forme sonore.
La démarche Harmogénétique déployée ici articule expérience sensible, apprentissage technique et ambition culturelle. Elle vise à offrir un espace où la pensée se met en mouvement par le son, dans un cadre respectueux du contexte hospitalier.
La production finale prend la forme de fragments enregistrés et habillés musicalement, témoignant d’un processus collectif vivant, mené au sein du service de pédiatrie avec le soutien de l’association APICEMH.


Parmi les textes travaillés :
Le doute n’est pas une faiblesse.
Il permet de vérifier, de questionner et de corriger.
Refuser d’accepter trop vite ce qui paraît évident,
c’est déjà commencer à penser.
Ce fragment s’inscrit dans la tradition du rationalisme et de la pensée critique, héritée de philosophes comme René Descartes et prolongée par l’esprit scientifique moderne.
Un autre texte abordé :
La liberté ne consiste pas à faire tout ce que l’on veut.
Elle commence lorsque l’on comprend ce qui nous influence.
Choisir en connaissance de cause
demande du temps et de la lucidité.
Ce fragment fait écho à l’humanisme philosophique, notamment à la réflexion sur la liberté développée par Jean-Jacques Rousseau et Baruch Spinoza.
D’autres fragments ont exploré la question du temps - dans une perspective proche des réflexions de Henri Bergson - ou encore celle du pouvoir des mots, en lien avec la philosophie du langage et la responsabilité de la parole.
La voix comme point d’entrée
Atelier Harmogénétique: Lycée Cabanis, Brive (Mars 2026)

Dans le cadre de la Fête du court métrage, un atelier de création vocale a été mené auprès d’un groupe d’élèves de la classe MLDS du lycée Cabanis.
Le point de départ était simple : la voix off.
Mais très vite, le travail a dépassé la seule lecture pour devenir un espace d’expérimentation.
L’atelier s’est construit dans un contexte mouvant, sans appui initial sur les projections prévues.
Cette contrainte a déplacé le centre de gravité vers la pratique immédiate : dire, écouter, transformer.
À partir d’exercices courts, articulation, variations d’intention, jeux vocaux, les élèves ont exploré les possibilités expressives de la voix.
Une même phrase devenait tour à tour mensonge, peur, ironie ou affirmation.
Le travail s’est ensuite étendu à des formes plus construites :
lecture de textes avec différentes intentions,
mise en voix de récits,
premières approches du doublage.
Le dispositif technique (micros, casques, enregistreur multipiste) a permis une immersion concrète dans l’univers sonore.
Certains élèves ont pris place au micro, d’autres ont écouté, observé, ajusté.
L’atelier a progressivement ouvert vers d’autres dimensions :
échange autour des métiers du son,
découverte du rôle du montage,
expérimentation de formats proches du podcast.
Cette extension n’était pas prévue initialement.
Elle s’est imposée comme une nécessité : maintenir l’attention, soutenir l’engagement, transformer une contrainte en continuité.

L’approche Harmogénétique trouve ici une expression particulière :
non pas transmettre un contenu,
mais créer les conditions d’une mise en mouvement.
Chez ces élèves, souvent décrits comme en retrait des cadres classiques, la voix devient un point d’entrée accessible.
Dire une phrase, l’habiter, la transformer, c’est déjà reprendre prise sur quelque chose.
Ce type d’atelier ne vise pas la performance.
Il cherche une forme de justesse : un moment où la parole cesse d’être automatique pour devenir intentionnelle.
Dans cet espace, le son n’est pas seulement un outil technique.
Il devient un support d’attention, un lieu de passage, une possibilité de structuration.
L’atelier Harmogénétique, dans ce contexte, agit comme un cadre souple mais exigeant :
assez ouvert pour accueillir les variations d’énergie,
assez précis pour permettre une progression.
Ce qui reste, au-delà des exercices et des enregistrements, c’est une expérience simple :
la découverte que la voix peut être travaillée, modulée, habitée,
et qu’elle peut, à elle seule, porter une présence.
Trois séances pour entrer dans la voix, la mélodie et le rythme
l’Hôpital de Brive - Vacances d’avril 2026
Dernière intervention de la saison en pédiatriséances consacré à la voix, à l’écoute et à l’entrée dans la composition musicale.
Le point de départ était la voix off. Trouver une intention, poser une phrase, travailler l’articulation, ressentir ce que change une manière de dire.
À travers des exercices simples, les jeunes ont découvert que la voix n’est pas
seulement un support de lecture, mais déjà un instrument d’interprétation.
L’atelier s’est ensuite ouvert vers une immersion dans le quotidien d’un compositeur sur Ableton Live. Jouer sur des backing tracks, comprendre comment une idée musicale prend forme, observer comment se construisent une ambiance, une tension, une direction. Le jeu vidéo a servi ici de point d’appui concret :
réfléchir à la place de la musique dans une scène, à ce qu’elle raconte, à ce qu’elle renforce, à la manière dont elle accompagne l’imaginaire.
À partir de là, le travail s’est déplacé vers l’écriture elle-même. Après une première approche des motifs, des phrases musicales et de la notion de période, les participantes ont commencé à composer leurs propres mélodies. L’objectif n’était pas de produire un morceau parfait, mais de comprendre comment une idée naît, se développe, se répète, se transforme et commence à faire forme.
Le rythme a prolongé cette exploration. Grâce à des jeux sur Drum Rack, les jeunes ont expérimenté la pulsation, l’organisation des frappes, l’énergie d’un pattern, la relation entre régularité et surprise. Là encore, tout passait par la pratique : écouter, essayer, déplacer, recommencer.
En trois séances, cet atelier a permis d’entrer dans plusieurs dimensions du son : la voix enregistrée, la pensée musicale, l’univers du compositeur, l’écriture mélodique et le jeu rythmique. Une manière concrète et vivante de découvrir que créer de la musique, ce n’est pas seulement produire des sons, mais apprendre à entendre, à choisir et à construire.
Voix, doublage et imaginaire sonore
Ville de Brive (Médiathèque de Brive)- 22 Mai 2026


Atelier Harmogénétique avec la Médiathèque de Brive sous la direction de Mme Vedrine Nelly.
Dans le cadre de l’événement À l’air Livres !, un Atelier Harmogénétique : Voix & Lecture audio a été mené en partenariat avec la Mairie de Brive et la Médiathèque de Brive, auprès d’une classe de CM2 de l’école Jeanne d’Arc.
L’atelier a réuni 28 élèves, répartis en deux groupes de 14, autour d’un objectif central : découvrir comment la voix peut transformer la lecture, l’image et le récit en véritable expérience sonore.
Après un temps de présentation consacré aux métiers de l’audio, à la narration, à la voix off, au doublage, à la prise de son et au rôle du micro, les élèves ont pu expérimenter directement le travail de la voix enregistrée.
Le cœur de l’atelier a été consacré à un exercice de doublage en binôme, à partir d’une scène mettant en jeu Luigi et Bowser dans l’univers de Super Mario. Les élèves ont travaillé l’intention, le rythme, l’articulation, l’énergie du personnage et la précision face au micro.
L’exercice a permis de rendre très concrètes plusieurs notions abordées en début de séance : une voix ne sert pas seulement à lire ou à parler, elle peut incarner un personnage, soutenir une image, créer une émotion, faire exister une scène. Le doublage devient alors un point de rencontre entre lecture, jeu, écoute, imagination et technique sonore.
Avec un dispositif simple, micros, casques et studio mobile, les enfants ont découvert le fonctionnement d’un petit studio d’enregistrement. Ils ont pu entendre leur voix autrement, comprendre l’importance du silence, de la concentration, de la distance au micro et de l’écoute collective.
La dynamique des élèves a été particulièrement forte : curiosité, énergie, engagement, plaisir de jouer les personnages et d’écouter le résultat. L’enseignante et l’équipe encadrante ont également contribué à créer un cadre très favorable, à la fois vivant, clair et bienveillant.
Un grand merci à la Mairie de Brive, à la Médiathèque de Brive, ainsi qu’à toute l’équipe présente pour son accueil, sa gentillesse et la qualité de l’accompagnement. Merci également à l’enseignante de l’école Jeanne d’Arc pour sa présence attentive et son implication auprès des élèves.
Cette séance restera comme un moment particulièrement fort du parcours des Ateliers Harmogénétiques : un atelier vivant, précis et profondément humain, où la voix, la lecture, l’image et l’imaginaire ont trouvé leur juste place.


