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Mercure : harmoniser une note avec Harmogénèse

Capture de l’interface de Mercure, outil du corpus Harmogénèse développé par Jonathan Marty-Wagner. L’application permet de choisir une note, d’afficher les accords ou les gammes correspondantes, puis de filtrer les résultats par familles harmoniques.
Mercure permet de partir d’une note pour explorer des accords, des modes et des couleurs harmoniques.

Mercure est un outil du corpus Harmogénèse conçu par Jonathan Marty-Wagner.

Son objectif est simple : partir d’une note pour explorer les accords, les gammes, les modes et les couleurs harmoniques dans lesquels cette note peut exister.

Dans un travail de composition musicale, on se retrouve souvent avec une mélodie, une cellule, une note d’appui ou une idée sonore, sans savoir immédiatement comment l’harmoniser. On peut entendre une couleur, une direction, une tension, mais ne pas savoir quel accord choisir, quelle gamme utiliser, ou comment prolonger cette intuition.

Mercure a été pensé pour répondre à ce problème précis.

Au lieu de partir d’une grille d’accords déjà construite, l’outil part d’une note. Cette note devient le point de départ de la recherche harmonique.



Un outil pour partir de la note, pas seulement de l’accord


Dans l’harmonie traditionnelle, on pense souvent à partir des accords : on choisit une progression, puis on place une mélodie au-dessus.

Mercure propose le chemin inverse.

On choisit d’abord une note, puis l’outil affiche les accords, les extensions, les gammes et les modes qui peuvent contenir cette note.

Cette logique est très utile pour harmoniser une mélodie déjà existante. Si une phrase musicale repose sur un Mi, un Do, un Fa# ou un Sib, Mercure permet de chercher rapidement les environnements harmoniques possibles autour de cette note.

La note peut devenir le centre d’un accord, mais elle peut aussi devenir une couleur, une tension, une extension ou un point de passage modal.

L’intérêt n’est pas de produire une réponse automatique.

L’intérêt est d’ouvrir plusieurs possibilités, puis de choisir à l’oreille celle qui sert réellement la musique.


Vue détaillée de Mercure, outil d’exploration harmonique. Les résultats apparaissent sous forme de pastilles interactives permettant d’analyser les accords, extensions, modes et gammes liés à une note de départ.
Chaque proposition peut être ouverte pour vérifier les notes, la formule, la famille et la couleur harmonique.


Comment fonctionne Mercure ?


L’interface de Mercure est volontairement directe.

On commence par choisir une note à explorer.

L’outil permet ensuite de choisir l’écriture en dièses ou en bémols, selon le contexte musical. Cette option est importante, car une même hauteur peut être pensée différemment selon la tonalité, le mode ou l’univers harmonique utilisé.

Mercure permet ensuite de choisir l’affichage principal :

accords seulement,

gammes seulement,

ou accords et gammes ensemble.

Cette séparation rend l’outil pratique selon la situation de composition.

Si l’objectif est d’harmoniser une mélodie, on peut commencer par les accords. Si l’objectif est de trouver une couleur modale, un matériau mélodique ou une gamme compatible, on peut passer vers les gammes et les modes.



Des filtres pour cibler une couleur harmonique


Mercure ne se contente pas d’afficher une longue liste de résultats.

L’outil permet de filtrer les propositions par familles harmoniques.

Pour les accords, on peut explorer différentes catégories : triades, accords suspendus, accords avec extensions, couleurs lydiennes, dominantes altérées, structures modernes, neuvièmes, onzièmes ou treizièmes.

Cette organisation permet de chercher plus rapidement une intention musicale.

Si l’on cherche une couleur simple et stable, on peut se concentrer sur les accords les plus directs.

Si l’on cherche une couleur plus ouverte, les accords suspendus deviennent intéressants.

Si l’on veut une lumière plus verticale, les couleurs lydiennes peuvent ouvrir de nouvelles pistes.

Si l’on cherche davantage de tension, les dominantes altérées permettent d’aller vers des harmonies plus denses.

Du côté des gammes, Mercure permet aussi d’explorer plusieurs familles : modes du majeur, mineur harmonique, mineur mélodique, majeur harmonique, pentatoniques, blues, gammes symétriques ou modes à transposition limitée.

L’objectif est de relier l’accord, la note et le champ modal.


Interface de Mercure, outil Harmogénèse conçu par Jonathan Marty-Wagner pour harmoniser une note avec des accords, gammes et modes.
Résultats de Mercure montrant des accords et gammes contenant une note choisie, avec filtres harmoniques et fiche détaillée.

Grouper les accords pour mieux lire les résultats


Un autre élément important de Mercure est la manière d’organiser les résultats.

Les accords peuvent être groupés par racine, par famille, par rôle de la note ou par type d’accord.

Ce détail change profondément la lecture de l’outil.

Le groupement par racine permet de voir les accords construits autour d’une même fondamentale.

Le groupement par famille permet de chercher directement une couleur : suspendue, lydienne, altérée, étendue, modale.

Le groupement par type d’accord permet de comparer une même structure harmonique à travers différentes racines.

Le groupement par rôle de la note est particulièrement utile pour la composition, car il permet de comprendre comment la note choisie agit dans chaque proposition.

On ne regarde plus seulement le nom de l’accord.

On regarde la fonction de la note dans le contexte harmonique.



Une fiche détaillée pour chaque proposition


Chaque accord ou gamme affiché dans Mercure peut être ouvert sous forme de fiche détaillée.

Cette fiche indique la racine, la famille, la formule, les notes, le rôle de la note choisie et une indication de couleur.

Cette fonction permet de vérifier rapidement une proposition avant de l’essayer dans une composition.

Mercure ne donne donc pas seulement une liste abstraite.

Il aide à comprendre pourquoi une note peut fonctionner dans un accord ou dans une gamme.

Pour un compositeur, un musicien, un producteur ou un formateur MAO, cette lecture est utile : elle permet de passer plus vite de l’idée théorique à l’expérimentation sonore.



Mercure dans le corpus Harmogénèse


Mercure s’inscrit dans Harmogénèse, la recherche musicale développée par Jonathan Marty-Wagner autour de la couleur harmonique, de la Synesthèse Bitonale, des systèmes de composition et des outils numériques pour compositeurs.

Harmogénèse ne se limite pas à une théorie musicale abstraite.

C’est aussi un ensemble d’outils conçus pour explorer concrètement l’harmonie, les modes, les accords, les tensions et les relations entre les couleurs sonores.

Dans ce corpus, chaque outil a une fonction particulière.

Neptune permet d’explorer les modes, les accords compatibles et les couleurs harmoniques à partir d’un champ modal.

Mercure fait le chemin inverse : il part d’une note, puis cherche les accords et les modes qui peuvent accueillir cette note.

Les deux outils sont donc complémentaires.

Neptune part du mode.

Mercure part de la note.

Dans les deux cas, l’objectif reste le même : créer une carte d’exploration pour composer autrement.



Pour quels usages ?


Mercure peut être utilisé dans plusieurs situations concrètes.

Il peut aider à harmoniser une mélodie lorsque l’on ne sait pas quel accord placer sous une note importante.

Il peut servir à remplacer un accord trop évident par une couleur plus précise.

Il peut permettre de trouver une gamme compatible avec une idée harmonique.

Il peut aussi aider à comprendre le rôle d’une note dans différents accords ou différents modes.

Pour les compositeurs, c’est un outil de recherche.

Pour les beatmakers et producteurs, c’est un moyen de sortir des progressions habituelles.

Pour les musiciens, c’est une aide à l’improvisation et à l’analyse.

Pour les formateurs en MAO ou en théorie musicale, c’est un support visuel pour expliquer l’harmonisation, les modes, les accords et les tensions harmoniques.



Un outil d’exploration, pas un générateur automatique


Mercure ne compose pas à la place du musicien.

Il ne décide pas quel accord est “le bon”.

Il propose des pistes.

Ensuite, le choix reste musical.

On sélectionne une note, on observe les possibilités, on filtre par couleur, on ouvre une fiche, puis on écoute.

La décision finale appartient toujours à l’oreille, au contexte, à la phrase musicale et à l’intention de composition.

C’est cette logique qui traverse Harmogénèse : utiliser les outils numériques non pas pour remplacer la pensée musicale, mais pour agrandir le champ de recherche.

Mercure est donc un outil pour ouvrir l’harmonisation.

Une carte pour partir d’une note.

Un espace pour comparer des accords, des modes, des gammes et des couleurs.

Un moyen concret de relier théorie musicale, composition, MAO et recherche sonore.



Jonathan Marty-Wagner et Harmogénèse


Jonathan Marty-Wagner, compositeur et chercheur du son, créateur du corpus Harmogénèse et de l’outil Mercure. Portrait ou visuel associé à Jonathan Marty-Wagner, compositeur, auteur, formateur MAO et chercheur du son à Brive-la-Gaillarde. Mercure fait partie du corpus Harmogénèse, dédié à l’exploration de l’harmonie, des modes, des accords et des couleurs sonores.
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Jonathan Marty-Wagner est compositeur, auteur, formateur MAO et chercheur du son. À travers Studio DMP Radiohouse, Harmogénèse, L’Art du Beatmaking et ses outils de composition, il développe un travail qui relie création musicale, théorie, transmission et exploration sonore.

Mercure fait partie de cette démarche.

Un outil simple dans son usage, mais profond dans ses implications : partir d’une note, observer les mondes harmoniques qu’elle peut ouvrir, puis composer à partir de ce que l’on entend réellement.


La vidéo de présentation : https://www.youtube.com/watch?v=91YOmfSO5vo


 
 
 

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